18 février 2022

Hospitalisations, mortalité, retour sur 2 ans de mensonges - Synthèse écrite

Hospitalisations, mortalité, retour sur 2 ans de mensonges - Synthèse écrite

Un statisticien vous offre 45 minutes d'une étude sur la façon dont les hommes politiques et médias manipulent les chiffres depuis bientôt 2 ans ! Un travail de grande qualité fait bénévolement pour servir la vérité !
Pour les pressés, j'ai fait une synthèse de ce qu'il raconte.
Parallèlement à ce travail, je vous conseille de lire le dernier entretien de Laurent Mucchielli, sociologue et directeur de recherche au CNRS, sur le site de aimsib (association internationale pour une médecine scientifique indépendante et bienveillante). Il y fait le portrait de l'état de la science et des médias à l'ère du covid.

La saturation des hôpitaux

Les non-vaccinés sont-ils à l'origine de la saturation des hôpitaux ?

Tous les chiffres présentés au cours de cette présentation proviennent des sources officielles du ministère de la santé : Géodes - santé publique France / La DREES / INSEE


Lorsque les hommes politiques tout comme les médias parlent de la saturation des réanimations, ils ne donnent pas le chiffre des réanimations mais des soins critiques. En effet, les soins critiques sont divisés en 3 services différents dans l'ordre de gravité :

  • les services de soins continus
  • les service de soins intensifs
  • les réanimations

Les médias donnent alors le chiffre global qui comprend les réanimations. (pour en savoir plus : Réanimation : des chiffres et des ombres)

Il y a environ 20 000 lits en soins critiques répartis sur le territoire. S'il y a 4000 lits occupés par des personnes atteintes du covid, cela correspond à un taux d'occupation de 20%. On est donc loin de la supposée saturation des soins critiques par le covid-19.

Ces 20% correspondent à des lits déclarés covid-19 mais ne signifie pas pour autant que les patients sont à l'hôpital à cause du covid ou qu'ils sont testés positif.

Selon l'analyse de la DREES, entre le 15 novembre et le 12 décembre (cf document page 6), il y a en soins critiques estamillé covid-19 en France à l'hôpital 4835 personnes. Dans une colonne adjacente, il est écrit "dont RT-PCR positive", il y en a que 3915.
Conclusion : Il y a 4835 personnes en soins critiques mais seulement 3915 testées positifs.

Nous ne pouvons pas affirmer que ces données sont fiables puisque le tableau déclare des gens "covid-19" qui n'ont pas de test positif. Cela représente 20% des gens en soins critiques estampillés par le ministère de la santé "covid-19" sans test positif.

Pourquoi dit-on que les non-vaccinés satureraient les soins critiques ?

Cela vient d'un rapport de la DREES qui intitule son étude ainsi :

"Neuf fois plus d’entrées en soins critiques parmi les personnes non vaccinées que parmi celles qui sont complètement vaccinées de 20 ans et plus"

Ce titre est trompeur puisque l'on peut lire un peu plus loin que :

"Entre le 25 et le 31 octobre 2021, le nombre d’entrées en soins critiques pour les personnes non vaccinées est stable : il est de 29 pour 1 million de personnes non-vaccinées de 20 ans ou plus (contre 29 pour 1 million la semaine précédente). Ces dernières représentent 51 % des admissions en soins critiques et 44 % des admissions en hospitalisation conventionnelle, alors qu’elles ne sont que 11 % au sein de l’ensemble de la population des 20 ans ou plus. Chez les personnes complètement vaccinées en revanche, le nombre d’entrées en soins critiques est en augmentation : il atteint 3 pour 1 million de personnes complètement vaccinées ; cette population représente 42 % des personnes admises en soins critiques et 48 % des personnes admises en hospitalisation conventionnelle alors qu’elle représente 86 % de la population des 20 ans ou plus. Ainsi, à taille de population comparable, il y a environ 9 fois plus d’entrées en soins critiques parmi les personnes non vaccinées que parmi celles qui sont complètement vaccinées de 20 ans et plus."

Il y a donc 42% des personnes vaccinées en soins critiques et c'est en augmentation. On se rapproche ainsi des 50/50 entre les personnes vaccinées et les non-vaccinées.

Le "9 personnes sur 10 en soins critiques sont non-vaccinées" est un ratio, il ne représente pas la réalité du terrain. Il est calculé à partir de la représentation dans la population des vaccinées et des non-vaccinées.

Dans les soins critiques, 42% sont vaccinées et 51% non-vaccinées et dans la population générale, 86% de la population est vaccinée et 14% non-vaccinée. La DREES en conclut qu'il y a une sur-représentation des non-vaccinés en soins critiques.

La DREES a imaginé pour tenir ce type de conclusion que SI il y avait 50% de vaccinés et 50% de non-vaccinés, alors en soins critiques, le ratio serai de 90 % de non-vaccinés pour 10% de vaccinés.

mais ce n'est que de la théorie provenant d'un calcul théorique. puisqu'il y a quasiment autant de vacciné que de non-vacciné en soins critiques.

Répartition du service des soins critiques

20% des lits sont occupés par des patients estampillés covid-19.
Parmi ces 20% :
-20% sont estampillés covid-19 mais n'ont pas fait de test positif à l'hôpital en soins critiques.
-selon le rapport de l'ATIH (Agence Technique de l'Information sur l'Hospitalisation) , on sait que parmi les patients testé positifs en soins critiques, 20% ont un test positif mais sont venu pour autre chose que le Covid-19.
-il reste alors environ 30% de vaccinés et 30% de non-vaccinés.

Ce qui signifie qu'en soins critiques, les patients covid-19 représentent 12% dont 6% de non-vaccinés.

En d'autres termes, la saturation des soins critiques ne peut provenir des non-vaccinés mais éventuellement des politiques gouvernementales depuis plusieurs années dont l'obligation vaccinale des soignant amenant à la suspension de personnels hospitaliers fut la goutte qui a débordé les hôpitaux...

Qui occupent les services en soins critiques ?
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Les personnes en soins critiques ont très majoritairement plus de 50 ans et surtout plus de 60 ans. C'est d'ailleurs toujours le même public en période hivernale. La plus grande part de la population française, c-à-d celle qui a moins de 60 ans, n'est pas en soins critiques.

Analyse de l'activité hospitalière en 2020

Il y a deux rapports à lire sur le sujet :

  • le rapport de l'ATIH sur ce qu'il s'est passé dans l'activité hospitalière en France en 2020
  • et le rapport de l'activité hospitalière liée au Covid.

Selon ces rapports, en 2020, il y a eu 217 914 patients dont la raison de leur présence à l'hôpital était le covid-19 sur 11,5 millions de passages. Autrement dit, le Covid-19 représente 2% de l'activité hospitalière en 2020. Cela ne consitue pas une énorme activité hospitalière en 2020 (cf page 4 du rapport sur l'activité hospitalière 2020 consacré au covid-19)
Par ailleurs, l'activité covid-19 en 2020 représente 2% de l'ensemble des activités hospitalières dont un certain nombre d'activités avait été arrêté.

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Quand on analyse les différentes "vagues" covid-19 et les risques de saturations, on constate que, lors du premier pic en mars-avril-mai 2020, le covid-19 représentait 7% de l'activité hospitalière.

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Néanmoins le covid-19 représentait 7% de l'activité hospitalière lors d'une période où l'activité globale était déjà fortement réduite (cf le graphique au-dessus où le courbe orange représente la part du covid sur l'activité et les colonnes bleues le nombre de séjours total).

Autrement dit, lors de la période la plus critique du covid-19, la part du covid ramenée à une activité hospitalière normale est de 3%.

Il n'y a pas eu de saturation hospitalière en 2020 mais un effet médiatique extrêmement fort.

Les soins critiques en 2020 par rapport à 2019 sont en baisse de 6% (covid-19 inclus). Les seuls lits en augmentation sont ceux des réanimations avec une augmentation de 3% mais, en réalité, cette augmentation vient de la requalification des soins continues en réanimation (cf les rapports et ceux de la cours de comptes). Cette augmentation provient tout simplement d'un changement de comptage.

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La tarification à l'acte - La T2A

Il y a toujours autant de déclaration covid-19 parce que, depuis la tarification à l'acte, la facturation n'est pas la même selon la pathologie. Il est, en effet, plus intéressant pour les hôpitaux de déclarer les personnes comme infectieuses parce que ce type de pathologie augmente le niveau de facturation.

La tarification Covid-19 comme illustrée ci-dessous montre qu'il est beaucoup plus rentable de déclarer une infection et inflammation respiratoire qu'une maladie virale telle une simple grippe.

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Il est en effet important de se mettre à la place de la personne qui apporte les statistiques pour savoir ce qu'elle a intérêt à donner. Et la personne a intérêt à déclarer du Covid-19 et, tant que c'est possible, de mettre les patients en soins critiques.

La mortalité en 2020

Il a été admis que l'année 2020 a été une année exceptionnelle en terme de mortalité notamment en s'appuyant sur ce genre de graphique où la mortalité est présentée de 1962 à 2020

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Nous pouvons remarquer un nombre de décès en 2020 supérieur à l'année 2019 ce qui explique de façon indéniable les conséquences de la pandémie (+9% selon l'INSEE)

La pyramide des âges :

Pourquoi y-a-t-il plus de décès en Allemagne qu'au Luxembourg chaque année ?

Parce que les allemands sont beaucoup plus nombreux que les luxembourgeois.

Pouquoi y-a-t-il plus de décès dans un ehpad de 200 personnes que dans une crèches de 200 enfants ?
Parce que le premier facteur de mortalité est l'âge.

Plus on est vieux et plus les chances de mourir sont élevées.

Avant de savoir s'il y a une surmortalité, il est nécessaire de connaître le nombre de personne et savoir s'ils ont le même âge.

Si ce n'est pas le cas, il faut corriger.

On observe en France depuis plusieurs années que la population augmente et que la population vieillit.

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On remarque que la pyramide des âge de l'an 2000 a une grosse bosse entre 25 et 55 ans qui représente les baby-boomers. En 2020, ces individus ont 20 ans de plus et sont âgés actuellement entre 45 et 75 ans. La conséquence de cette évolution est un énorme impact sur la mortalité (9,5 millions de personnes de plus de 65 ans en 2000 et 13,5 millions en 2020). La population de personnes âgées augmente ce qui implique une augmentation des décès.

Pour comparer les années entre-elles, on peut prendre en compte la taille de la population et l'âge des gens. On appelle ce calcul décès ajustés à la population à la pyramide des âges ou bien en anglais "Standardise age mortality".
C'est une définition officielle habituellement utilisée par l'oms et l'eurostat et c'est ainsi que l'on procède pour savoir s'il y a une hausse ou une baisse de la mortalité mais étrangement plus personne ne la regarde depuis 2020...

La mortalité standardisée par âge en France par rapport à l'année 2020.

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Si les gens étaient morts comme en 1962 mais avec la population et les âges correspondant à l'année 2020, il y aurait eu 1,5 millions de morts au lieu des 650 000. Les gens, à cette époque, décédaient plus jeunes.

On remarque alors que l'année 2020 a la même mortalité standardisée que l'année 2015, c'est la sixième année la moins mortelle depuis 1962 et peut-être même de toute notre histoire.

On nous a fait croire à une terrible pandémie alors que terme de mortalité nous sommes au niveau de 2015.

L'hécatombe n'a jamais eu lieu.

Les années moissons :

La mortalité augmente depuis 2010 parce que la France vieillit mais des sursauts de mortalité interviennent régulièrement (tous les 3-4 ans) qui sont souvent assimilés à la grippe hivernale.

Sachant qu'il est normal de retrouver des sursauts de mortalité tous les 3-4 ans, prétendre que le sursaut de mortalité de l'année de 2020 provient de "l'hécatombe de la pandémie" devient incorrecte.

Le dernier sursaut de mortalité date de 2017 et a été particulièrement faible. On pourrait d'ailleurs dire que cela fait 5 ans qu'il n'y a pas eu réellement d'événements suffisamment conséquent pouvant provoquer de décès de personnes les plus faibles. Ainsi, au premier choc, le saut de mortalité devient facilement visible. C'est le principe de la moisson.
Il est donc normal d'avoir un plus fort sursaut de mortalité quand cela fait 3-4 ans que l'on en a pas eu.

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Mortalité des moins de 70 ans
On constate dans le graphique ci-dessous (la courbe linéaire est le cumul des décès au cours de l'année 2020 et le "gazon" représente les décès semaine après semaine) que 2020 (la courbe orange) ne se distingue pas des autres années sauf pour le mois d'avril. Néanmoins, si l'on fait le cumul des décès, l'année 2020 se trouve plutôt en-dessous des autres années.
Ainsi, pour les moins de 70 ans, l'année 2020 est la deuxième année la plus basse, le première étant 2019. On pourrait dire qu'il y a une sous-mortalité chez les moins de 70 ans.

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Mortalité des 70-85 ans en 2020

En observant ce graphique ci-dessous, on constate que les deux petits sursauts de mortalité ont lieu pendant les deux confinements et concernaient les gens dont l'espérance de vie était très faible. La courbe ne dépasse néanmoins jamais la mortalité de l'année 2015. Par ailleurs, on remarque qu'entre les deux confinements, la mortalité rejoint celle des années précédentes.
la mortalité en 2020 pour les 70-85 ans, soit ceux qui ont été le plus touchés par le Covid-19, est du même niveau qu'en 2015. Quant à la mortalité des plus de 85 ans, elle correspond au niveau de 2017...

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Conclusion :

  • On n'utilise pas les bons chiffres
  • On parle de réanimation à la place de soins critiques.
  • On donne des ratios au lieu de donner des chiffres bruts. Ce ne sont pas des ratios qui saturent les hôpitaux mais des vrais gens.
  • La focalisation sur les non-vaccinés comme responsable de la saturation des hôpitaux est en grande partie dûe à l'intérêt des hôpitaux à codifier les maladies de telles ou telle manière pour augmenter leur rentabilité.

La mortalité en Europe en 2020

Le même exercice qu'en France a été fait en Europe. Les pyramides des âges étant quasiment les mêmes, on retrouve les mêmes résultats, c-à-d une année normale voire faible en terme de mortalité.
en 2020, la Norvège, le Danemark et l'Islande ont battu leur record de sous-mortalité de toute leur histoire... L'Allemagne, la Suède et deux autres pays ont connu leur deuxième année la plus faible de mortalité après 2019.

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Il n'y a jamais eu d'hécatombe ni en France, ni en Europe.

Les morts du Covid-19

À domicile

Il décède à domicile en moyenne 450 personnes tous les jours et en 2020 ils n'ont jamais été estampillé covid-19.

Au moment où l'on a décidé de confiner, nous avons constaté un véritable bond de décès à domicile. Malgré des articles démontrant que le covid en est la cause, on ne peut pas les identifier comme étant décédé du Covid et cela constitue un réel problème.

En effet, selon des rapports des comptes sur la santé public et de l'ATIH, il a manqué beaucoup de monde aux urgences cardiaques et aux urgences AVC, notamment pendant les confinements.

Si les personnes qui font habituellement des avc ou des crises cardiaques ne viennent pas à l'hôpital, cela signifie-t-il que, "grâce" au covid, il n'y a plus d'avc ni de crises cardiaques ou bien que ces personnes ne sont pas venues alors qu'elles auraient dû et qu'elles sont décédées seules chez elle ?

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Si nous comptons les personnes qui manquent à l'appel - c-à-d celles qui auraient dû se présenter aux urgences - elles représentent, selon les calculs, cette bosse figurant sur le graphique ci-dessus lors du premier confinement.

Il y a très peu de chance que cela soit uniquement à cause du covid mais plutôt d'un ensemble de pathologies habituellement soignées à l'hôpital.

Des hausses de mortalité apparaissent lorsque l'on ne s'occupe pas des gens et qu'on leur dit de rester à la maison à cause du covid.

Un surnombre de mort à domicile ne provenant pas du covid aurait pu être évité.


À l'hôpital

Il y a environ 900 personnes qui décèdent tous les jours à l'hôpital. Cela représente environ la moitié des gens qui décèdent en France tous les jours. S'il y a 600 000 morts en 2020, 300 000 morts sont décédés à l'hôpital. Par ailleurs, 2020 est l'année où l'on est le moins mort à l'hôpital parce que la prise en charge des malades a fortement diminué au point que des personnes sont mortes sans soins.

D'après le graphique ci-dessous, on peut voir qu'à partir du moment où l'on décrète le confinement, un effondrement de décès non covid à l'hôpital survient subitement et apparait parallèment une augmentation des décés déclarés covid.

En réalité, nous n'avons pas d'augmentation des décès covid mais une requalification des décès hivernaux habituelles en décès covid. Il y a malgré tout une légère surmortalité à l'hôpital. L'interdiction de prescription des médecins en est notamment la cause et a provoqué un flot de patients avec de sévères infections respiratoires vers les l'hôpitaux. Un certain nombre d'entre eux dont la maladie était trop avancée n'a pu être soigné.

On constate par la suite qu'après le premier confinement, la vague de mortalité hivernal (grippe, pneumopathie, etc) disparaît à l'hôpital, il n'y a que du covid. il est dans ce cas facile d'avoir de gros chiffres covid si toute la surmortalité hivernale est comptée covid !

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Dans les ehpad

Nous pouvons constater que les chiffres sont pire qu'à l'hôpital parce qu'à partir du moment où l'on déclare le confinement, quasiment 100% des décès sont déclarés covid. Alors que le covid à cette époque ne se trouvait pas partout en France, les décès dans les ehpads sont tous, étrangement, estampillés covid.
De la même manière que dans les hôpitaux, la hausse de mortalité hivernale disparait pour laisser place uniquement au covid.

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La surmortalité est déjà faible mais la part du covid sur les décès toute cause confondue est véritablement énorme, c'est bien plus que juste la surmortalité que l'on observe. Le comptage covid englobe énormément de personnes décédés qui ne sont pas forcément décédé du covid. ils ont juste été catalogué covid soit avec un test soit parce que c'est arrangeant pour l'hôpital.